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Situées à la rencontre de grands empires qui ont dominé l’histoire de l’Europe, les provinces roumaines ont subi tour à tour la domination byzantine, ottomane ou habsbourgeoise. En Transylvanie on ressent les influences de la culture occidentale, notamment d’origine allemande, mais aussi italienne ou française comme en témoignent les vieilles cités médiévales de Sibiu, Sighisoara ou Cluj. Au sud et à l’est des Carpates, l’influence orientale a été plus forte et l’on en retrouve des traces dans la religion, la peinture, l’architecture aussi bien que dans la musique.

Architecture :


Les diverses ethnies du territoire roumain ont développé en fonction de leur culture et de leurs influences différents modes de constructions qui font la richesse du pays.

De nombreuses constructions militaires jalonnent le territoire principalement dans les Carpates où se situaient les zones de frontière. Celles-ci, souvent faites de bois à l’origine, ont été fortifiées par la suite par des voïvodes comme Vlad Tepes (Transylvanie), Mircea cel Batran (Moldavie) ou Brancoveanu (Valachie).

Dans les grandes villes de Valachie et de Moldavie (Bucarest, Iasi, Galati) l’architecture communiste est dominante, surtout dans la capitale, avec des constructions de type néo-classique ayant clairement modifié le paysage de ces cités dans les années 70-80. Mais la principale richesse de la Roumanie est l’architecture villageoise. Les villages roumains sont souvent faits de constructions modestes mais toujours bien arrangés… le paysan du coin a le souci du détail !

L’architecture moldave est certainement l’une des plus riches du pays. Elle s’est développée au 15ème siècle, âge d’or de la région où furent construits les monastères de Bucovine. La maison moldave possède des influences orientales mais aussi occidentales, toujours en harmonie avec l’environnement naturel local. Le paysage de Transylvanie est marqué par l’influence saxonne et hongroise de la région. Le style gothique des villes du sud de l’Allemagne se retrouve dans de nombreuses villes de la région tandis que les villages sont habituellement organisés autour de leur citadelle. Plus au nord, le Maramures, entité à part en Roumanie, est connu pour le travail du bois qui a mené le classement de huit églises en bois au Patrimoine mondial de l’Unesco.

La Valachie est très marquée par les monuments et résidences princières des souverains valaques que ce soit à Curtea de Arges, Sinaia, Targoviste ou Mogosoaia. Constantin Brancoveanu (dirigeant des terres roumaines de 1688 à 1714) a eu une grande influence sur l’architecture régionale puisqu’on ira jusqu’à parler de style ''brancovan'' pour les monastères, églises et palais qu’il fit construire.

Peinture : 

La tradition byzantine a été visible dans la peinture murale en Valachie au XIV-ème siècle. Les peintures extérieures des monastères de Bucovine et du nord de la Moldavie du XVIIIème siècle représentent la dernière période de gloire de la peinture byzantine, après la chute de Byzance.

C’est à partir de la décennie 1840 que les premiers artistes roumains formés en occident commencent à se faire connaitre. Au travers de ces peintres s’expriment à la fois la culture française et les coutumes et modes de pensées roumains. Les principaux représentants du style académique sont alors Theodor Aman et Gheorghe Tattarescu tandis Nicolae Grigorescu et Ioan Andreescu exprimeront l’influence de l’Ecole de Barbizon sur leur travail en sortant de leurs ateliers réaliser des peintures de paysages.

Art populaire :


Bien que la Roumanie possède un territoire métissé entre des cultures d’influences turques, saxonnes ou moldaves les productions populaires sont généralement semblables.


La poterie : 


La production de céramique est une affaire nationale depuis plusieurs siècles et est inspirée des cultures dace et saxonne. Les principaux sites de productions se trouvent à Horezu (Unesco) ainsi qu’à Corund ou Marginea.


Le tissage : 


Le tissage est une activité utilisée tant pour la confection de tenues vestimentaires que pour l’ornement du mobilier domestique. Les habits du quotidien comme les habits traditionnels étaient, il y encore quelques décennies, entièrement réalisés à la main dans les villages roumains.


Les œufs peints : 


Cette activité typique de Bucovine est aussi un art qui se développe internationalement. A l’occasion des Pâques Orthodoxes, dans de nombreuses contrées rurales de Roumanie, des habitants confectionnent eux-mêmes ces objets décoratifs d’une grande finesse.

Le travail du bois : 
Dans les régions profitant de vastes étendues forestières, comme le Maramures, le travail du bois est un art séculaire. Les productions varient selon les régions mais le bois est le plus souvent utilisé à la construction des maisons, des portails d’entrée voire des églises. Notons toutefois que de nombreux édifices religieux en bois ont été brûlés sans difficulté par les assaillants tatars, ce qui en a fortement réduit le nombre.

Les icônes : 


Cette tradition est toujours vive en Roumanie en raison de la forte proportion de croyants dans le pays. La confection d’icônes en verre est principalement d’origine paysanne et est utilisé à la fois comme objet de culte mais aussi de décoration.

Littérature :


Les premières formes de littérature roumaine sont religieuses, traduites du slavon, puis du grec (XVIIème siècle).
On peut réellement parler de littérature roumaine à la fin du XVIIIème et au début du XIXème. Les standards d’écriture ouest-européens sont peu à peu intégrés par les écrivains roumains.
Au XIXème siècle, de nombreux efforts sont mis en œuvre pour le développement de l’art littéraire en Roumanie. C’est à cette période qu’émergent les principaux auteurs roumains que sont Mihai Eminescu, Ion Creanga ou Ion Luca Caragiale qui donneront ses lettres de noblesse à cette littérature spontanée.
Jusqu’à la fin de la seconde guerre apparaissent plusieurs auteurs à tendance contestataire et à la prose poétique comme Lucian Blaga ou Liviu Rebreanu.
De 1945 à 1989, la censure du régime communiste oblige des auteurs à se réfugier à l’étranger et plus particulièrement en France comme ce fut le cas pour Emil Cioran, Mircea Eliade ou Eugen Ionescu (célèbre dramaturge du théâtre de l’absurde dont la principale œuvre est Rhinocéros)

Désormais le travail éditorial consiste essentiellement dans la traduction de la littérature étrangère ou la traduction-édition des oeuvres de l'exil interdites auparavant, ainsi que sur la publication des mémoires du temps de Ceausescu.

Musique :


La musique roumaine est issue à la fois de la tradition rurale, de la musique classique développée dans les grandes villes par des maitres comme George Enescu ainsi que des influences étrangères.
George Enescu, musicien de génie, a créé des œuvres musicales marquées d’un évident caractère populaire, national et réaliste. Son œuvre est un exemple d’appropriation et de développement de l’art musical européen, de sa combinaison avec les traditions de la musique folklorique roumaine. Sa création, s'étendant sur dix décennies, a traversé plusieurs étapes de l'histoire de la musique.
Côté ruralité, les lautari produisent des musiques souvent rythmées de grande qualité. Que ce soit à la flûte de Pan, au violon ou à la trompette ces musiciens, souvent d’origine tzigane, jouent des musiques d’influence orientale invitant à la danse. Des groupes comme Taraf de Haidouk, Fanfare Ciocarlia voire dans une moindre mesure Mahala Rai Banda sont les principaux représentants actuels de ce style musical que l’on retrouve souvent le dimanche, dans les villages roumains, à l’occasion de mariages.
La musique actuelle se développe en grande partie autour de rythme dits ‘’Dance’’ influencés par la culture américaine. Malgré tout, de nombreux artistes produisant des styles plus recherchés parviennent à éclore. Donnons l’exemple de Zdob si Zdub un groupe originaire de la République de Moldavie très populaire en Roumanie mêlant des rythmes traditionnels à la culture rock.

Théâtre : 


Les premières représentations théâtrales (avec des artistes amateurs) ont eu lieu à Iasi en 1814 et à Bucarest en 1818.
Les Ecoles de théâtre de la Société Philharmonique et Dramatique d’Iasi (1836) et de Bucarest (1833) ont mis les bases de l'éducation théâtrale. Ion Luca Caragiale a mis les bases du théâtre roumain moderne.
Les roumains sont friands de théâtre et les murs de Bucarest sont remplis d’affiches des théâtres de la ville. L’ambiance dans les salles tranche avec la sagesse occidentale : les roumains feront savoir rapidement aux acteurs si la pièce leur plait !

Cinéma : 


Le cinéma roumain est à l’heure actuelle en pleine mutation. Cet art fut en grande partie utilisé durant la période communiste pour valoriser des faits historiques marquants. L’objectif était alors d’amuser et de faire connaitre les héros roumains lors de leurs combats face aux ottomans par exemple.
Depuis la révolution, le cinéma roumain avance doucement avec des moyens relativement faibles. Depuis plusieurs années il se professionnalise et se fait une place à l’international. Des réalisateurs comme Corneliu Porumboiu (12h08 à l’est de Bucarest), Cristian Mungiu (4 mois, 3 semaines, 2 jours et Au-delà des Collines) ou Cristi Puiu (La mort de Dante Lazarescu) ont récemment été récompensé à Cannes et ouvrent la voie d’un renouveau du cinéma roumain.

 

Source : https://www.balkania-tour.com/fr/voyage-roumanie/en-savoir-plus-sur-la-roumanie-un-riche-patrimoine-culturel